PRUNIERE GEORGES

Georges Prunière n’était pas un fabricant, ni un artisan. Il était un très grand passionné qui confectionnait des modèles en bronze à l’échelle HO.
Je vous propose de redécouvrir l’article de Jehan-Hubert LAVIE publié dans loco-revue/627 de juillet 1999. Merci

Georges Prunière est rentré une dernière fois à Levallois Autrefois, quand un taxi en fin de service refusait de vous prendre à Paris, il vous criait par la portière “Je rentre à Levallois ! ” – ville de banlieue où se tenaient les garages de la profession. Résidant à Levallois, Georges Prunière était taxi. Et modéliste averti. Le 29 mai dernier, âgé de 70 ans, il est rentré une dernière fois à Levallois.
Membre très actif du club AMFI, il avait réalisé, à l’échelle HO, plus d’une centaine d’engins de traction en bronze (notamment toutes les variantes de 2D2) et une cinquantaine de wagons de minerais différents. Plusieurs de ses réalisations avaient servi de modèles maîtres à certains artisans-détaillants des années 50. Mais je vous parle, là, d’un temps que les moins de quarante ans n’ont pu connaître… On a oublié aujourd’hui comme la profession de taxi à Paris était, hier, inséparable des gares de la capitale. Passionné de chemin de fer, Georges profitait de ses passages répétés en gare pour aller jeter brièvement un coup d’oeil sur les trains en laissant son taxi en double file, craignant un “graton”… traduisez “une amende”, car les taxis avaient leur jargon, prononcé, suivant les origines du conducteur, avec la gouaille des rues de Paris ou avec un accent slave quand il s’agissait de l’un de ces archiducs de toutes les Russies qui avaient fui la révolution. Aujourd’hui, le métier de taxi, le vrai, le vieux, disparaît. Qui se souviendra de ses us et coutumes ?

Modèles HO de ce fabricant 

Pas de modéle HO correspondant
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